
Difficile de faire de grands discours ou même d’humbles petites phrases pour évoquer le sujet avec pudeur. Doc Lo Ko présentera simplement quelques films documentaires sur le sujet.
Le camps de Noisy
de Claire Jeanteur
Ce documentaire raconte l’histoire du camp de Noisy, un bidonville de la région parisienne, situé sur la commune de Noisy-le-Grand.
Créé à titre provisoire en 1954 par l’abbé Pierre, à la suite d’un appel qui avait fait affluer vers lui de nombreux sans-logis, ce camp n’a disparu qu’en 1971, dans le cadre d’une politique nouvelle de résorption des bidonvilles.
Pendant 17 ans, en France, lors des plus fortes années de croissance économique, 250 à 300 familles ont vécu misérablement dans des cabanons sommaires, “des igloos” entourés de boue, objets de mépris, de rejet et de déni de la part d’une société en pleine expansion.
Pourtant, ce camp incarne aussi le commencement d’un combat exemplaire contre la misère et l’exclusion sociale, puisque c’est là que fut créée l’association “Aide à toute détresse”, devenue plus tard “ATD-Quart Monde”, sous l’impulsion du Père Joseph Wresinski.
À partir d’images d’archives et des témoignages des anciens habitants du bidonville et des bénévoles du camp, ce film porte un regard nouveau sur l’engagement social et sur les moyens de lutte pour combattre la misère.
La carrière Fontblanche, le dernier bidonville
de Sonia Kichah

C’est l’histoire d’un village sans nom, sans femmes et sans enfants. Un village de vieux…
On y trouve des Tunisiens venus en France pour travailler dans les années soixante. Ils habitent un village de rien, fait de planche, de bâches et de débris… la carrière Fontblanche, en bordure de Cassis, dans le sud de la France.
35 ans après, on décide de détruire le bidonville et de reloger les Tunisiens…
Chronique d’une mobilisation
pour l’insertion
de Jean-Christophe Roux – 2008

Le service RMI de la ville de Sevran (93) organise le premier Relais de la Mobilisation pour l’Insertion.
L’objectif est de mobiliser autour des populations précaires, afin de créer des ponts entre les allocataires du RMI et le reste de la population. Ici, pas de challenge sportif, le but est de participer.
En fond, il s’agit de redonner aux Rmistes confiance et ambition tout en modifiant le regard critique que l’on porte trop souvent sur eux. Non, le RMI n’est ni une fatalité ni un choix. Pensée à l’origine comme un tour de France, la course fut, en fin de compte, organisée seulement en partenariat avec plusieurs villes de la Seine-Saint-Denis (Pavillon sous Bois, Bondy, Bobigny, Pantin) et le Conseil général. Elle suit le Canal de l’Ourcq et entre dans Paris. Ici, le symbole est fort, c’est celui d’une République égale sur l’ensemble du territoire, composée d’hommes et de femmes égaux. Un message d’espoir.
Nous avons suivi les différentes étapes de l’organisation, de l’ambition nationale à la réalisation départementale, procédé à un recueil de témoignages des acteurs, afin de contribuer nous aussi à changer le regard sur les allocataires du RMI, qui apparaissent ici comme Monsieur tout le monde.
Femmes sans domicile
d’Eric Guéret – 2007

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“Les femmes représentent presque qu’un quart des sans-abri et elles ne sont pourtant jamais présentes dans les films sur l’exclusion. Plus difficiles à approcher, plus rares, plus méfiantes…
Dans les rues de Paris, elles sont beaucoup plus vulnérables que les hommes et les conditions de leur survie sont très différentes. Elles sont, par nature, plus fragiles et cette réalité se révèle souvent dramatique. Elles résistent moins bien aux conditions extrêmes de leur vie, au froid, à la fatigue, au manque d’hygiène, à l’alcool et se dégradent rapidement. Mais surtout, elles subissent beaucoup plus que les hommes la violence urbaine.
Tourné sur plusieurs saisons, dans un vrai travail de proximité, ce film suit l’évolution de ces différentes femmes dans leurs parcours improbables vers la réinsertion.” (Résumé VODEO)
Dans les coulisses de
la gare du Nord
de Jean-Charles Doria – 2007

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Ils sont 500.000 à s’y croiser chaque jour, 3.000 à y travailler. Quotidiennement, 2.600 trains y transitent – c’est la Gare du Nord. Elle dessert le Nord de la France et l’Europe, de Bruxelles à Berlin. Elle s’offre même l’Angleterre. C’est la troisième gare du monde, après Tokyo et Chicago.
Quels destins se trament au coeur de cette foule gigantesque ? Qui sont ceux qui y travaillent ? Et ceux qui ont choisi d’y vivre ? Pourquoi cette gare est-elle si surveillée ? Comment gère-t-on cette énorme ville dans la ville ? Bienvenue dans les coulisses de la troisième gare mondiale !Des grèves aux émeutes en passant par la grogne des usagers et les départs en retraite des conducteurs, ce film est une immersion dans le quotidien de cette ville dans la ville, aux côtés de la Chef de gare et de ses agents, de voyageurs, de policiers, de SDF qui font la vie de la Gare du Nord.(Résumé VODEO)
Dans la peau d’un SDF
de Jean-Charles Deniau – 2006

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Ils dorment sous des cartons en plein hiver. Ils errent toute la journée dans la rue à la recherche d’un peu de chaleur et de nourriture. Le journaliste Jean-Charles Deniau a voulu montrer la vie des SDF, ces exclus qu’on finit par ne plus voir.
Pour cela, il a adopté une démarche radicale : passer 20 jours dans la rue à Paris en plein hiver. Un complice filme en caméra cachée cette expérience. Le réalisateur se retrouve à faire la queue à la soupe populaire, à dormir dans des foyers et à mendier. Et recueille les témoignages bouleversants de ceux qui vivent dans la rue.
Loin de tout voyeurisme ou d’effet spectaculaire, ce film permet de dépasser les clichés sur les SDF. (Résumé VODEO)